Il n’existe pas un droit individuel à faire la grève, contrairement à la France. Il s’agit donc d’un droit de coalition restreint.

La liberté d’association peut être appréhendée sous deux points de vue : un point de vue individuel et un point de vue collectif.

  • D’un point de vue individuel, la liberté de coalition comprend deux aspects :

– Une liberté positive d’adhérer au syndicat de son choix et de participer à un mouvement de coalition.
– Une liberté négative, le droit de rester l’écart d’une coalition et le droit d’en sortir.

Cette liberté est protégée directement par l’article 11 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (ConvEDH) qui garantit la liberté d’association.

  • D’un point de vue collectif :

Il s’agit à la fois de la négociation collective, des conflits collectifs (la grève et le « lock out » ou grève patronale). Depuis plus récemment, c’est aussi la possibilité de faire de la propagande syndicale dans les entreprises, y compris par des représentants du syndicat extérieurs à l’entreprise.