Les droits fondamentaux en droit allemand sont conçus avant tout, selon la tradition libérale de l’État, comme des droits de défense de l’individu contre l’État. Ce n’est que par exception que les droits fondamentaux créent des obligations positives.

Dans les relations contractuelles de droit privé, de particulier à particulier, les droits fondamentaux n’ont qu’un effet indirect. Ils n’ont qu’un effet direct pour les individus uniquement vis-à-vis des institutions étatiques. Cela signifie qu’un salarié ne peut pas opposer directement un droit protégé par la Loi fondamentale (« Grundgesetz ») à son employeur. Le juge va en tenir compte lorsqu’il doit appliquer des dispositions floues de la loi.

Les 19 premiers articles de la Loi fondamentale allemande édictent des droits fondamentaux. La jurisprudence de la Cour constitutionnelle fédérale (« Bundesverfassungsgericht ») joue également un rôle majeur dans le droit du travail.

Parmi ces droits fondamentaux, mise à part la liberté professionnelle, on ne trouve que très peu de droits à dimension sociale. L’article 9, alinéa 3 de la Loi fondamentale consacre la liberté de coalition. C’est sur ce fondement que la Cour constitutionnelle fédérale a reconnu à la fois l’autonomie collective et le droit des conflits collectifs.

D’autres droits fondamentaux ne sont pas des droits sociaux mais jouent un rôle en droit du travail, tels que l’article 11 sur la liberté de circulation et d’établissement ou encore l’article 19 qui concerne les restrictions apportées aux droits fondamentaux.